29 points de Chris Boucher sont insuffisants devant les Hawks

Deux clubs aux fiches identiques croisaient ce soir le fer afin de déterminer lequel des deux s’emparerait de la 7e place dans la conférence de l’Est. Alors que des Raptors fatigués ont livré tout un combat à des Hawks déterminés, en l’absence d’OG Anunoby, même 29 points de Boucher ne parviennent pas à offrir l’énergie nécessaire aux siens afin de sortir d’un trou qu’ils se sont creusé au 3e quart. Tout comme c’était le cas vendredi face aux Nets, le sifflet fréquent a été une thématique récurrente tout au long de la soirée; les nombreuses erreurs torontoises auront finalement été très coûteuses, au State Farm Arena.

1er quart

C’est un Kyle Lowry toujours pansé au visage, avec encore une bonne dose d’énergie restante suivant son incroyable prestation de la veille, qui ouvre la marque pour les Raptors. Un réel bal offensif pour les deux formations est conséquemment lancé, et persiste jusqu’après 6 minutes de jeu; ce n’est qu’un temps-mort des Hawks, à la suite d’un 3 points hautement attendu de la part de Pascal Siakam, qui freine les ardeurs. Des totaux de huit paniers respectifs déjà sont marqués par Toronto et Atlanta.

Clint Capela fait démonstration de ses meilleurs atouts en laissant sa présence sous l’anneau être ressentie, au rebond comme au bloc. Tout de même, le travail des titulaires (+ Boucher) permet à la troupe de Nick Nurse de finalement se distancer quelque peu de son adversaire, l’écart est de 5 points, priorité Raptors, avec seulement 2 minutes à faire au quart-temps.

Une unité secondaire des Hawks, menée par Rajon Rondo et Danilo Gallinari, en plus de quelques vétérans comme Solomon Hill, ne parvient pas à ressortir de ce trou. Sans Capela sur les parquets, les hôtes se font aussi dominer au chapitre des rebonds : les Torontois en captent donc quatre de plus en 12 minutes.

Afin de boucler adéquatement un excellent quart-temps des Raptors, Fred VanVleet se devait d’ajouter un peu de tape-à-l’œil en convertissant une véritable bombe de derrière l’arche, alors que le cadran n’affichait que 2 secondes (à voir plus bas).

Résultat, les Raptors prennent des devants décisifs 34-28 après un engagement.

2e quart

Les bancs sont toujours vides en amorçant le prochain quart, alors que les deux entraîneurs-chefs préfèrent offrir un peu de repos à la majorité de leurs partants. Or, ça ne veut pas dire que le tempo est moindre pour autant. C’est tout le contraire, les 3 points pleuvent en Georgie, les Hawks notamment en collectionnent déjà 7 en 13 essais.

Ces triplés s’avèrent ensuite être la clé qui déverrouille une remontée éclair de l’équipe à domicile tandis que Toronto ne mène plus que par un point avec 6 minutes à faire à la demie. Petit à petit, le degré de qualité qui qualifiait les possessions offensives des Raps disparaît. C’est aussi à ce moment que Trae Young commence à se réchauffer grâce à plusieurs tirs flottants.

Aron Baynes connaît un match horrible jusqu’à ce point, tandis que Capela s’impose. La combinaison de tous ces éléments, dont une abondance de 3 points, prescrivent une avance qui change de camp pour maintenant appartenir à Young et compagnie.

Tout de même, Chris Boucher et Norman Powell envoient un message clair avec deux gros dunks expressifs : cette équipe est loin de jeter l’éponge.

Malgré tout, on rejoint les vestiaires avec un déficit de seulement trois points, c’est 63-66 au State Farm Arena.

3e quart

Les Hawks sortent des vestiaires avec emphase. Ils se séparent rapidement des visiteurs par 10 points. Clint Capela et Cam Reddish sont cette fois-ci les complices de cette poussée qui engendre expéditivement un temps d’arrêt chez la franchise torontoise.

Néanmoins, l’aggressivité de Norm dicte une contre-attaque sans faille pour revenir dans ce match, au tour de Lloyd Pierce de demander une pause aux officiels. C’est une magnifique réponse de cet alignement des Raptors qui aurait pu abandonner après une telle claque, il y a de ça quelques semaines – mais c’est une nouvelle équipe.

Pour sa part, Powell passe déjà le cap des 20 points pour mener tous les marqueurs de la soirée. C’est d’ailleurs la sixième occasion en sept rencontres qu’il marque une vingtaine ou plus.

Le momentum vacille ensuite d’un côté et de l’autre du terrain, et ce sont les locaux qui en prennent le plus avantage pour s’écarter un peu plus. Toutefois, nous avons désormais droit à un développement plus lent de la partie; les nombreuses fautes commises sont à blâmer.

Soudainement, Boucher laisse savoir qu’il en a assez. Le Montréalais se mérite son deuxième poster de la soirée. Il le complète ensuite d’une flèche de longue distance pour s’approprier les 9 derniers points des siens. Wow. Le Montréalais rejoint Norm dans le club des 20 points.

Le sifflet se fait toujours entendre à répétition pour clore cette douzaine de minutes rocambolesque, mais une légère léthargie des hommes en rouge se traduit en un gouffre de 7 points alors qu’on entame la dernière portion de cette soirée de basketball.

4e quart

Presque tout trouve le fond de l’anneau en amorçant le dernier sprint, pour les deux partis, mais les festivités sont vite mises sur pause par encore beaucoup de coups de sifflets, accompagnés comme il se doit d’un rythme de jeu graduellement plus laborieux.

Comme il sait si bien le faire, le Bambou prend avantage des déboires de ses coéquipiers pour briller. Boucher atteint déjà son sommet de points en carrière lorsqu’il récolte ses 24e et 25e points de la soirée. Pourtant, il n’a foulé les parquets que pour un nombre identique de minutes. Les 26e et 27e ne se sont pas faits attendre.

Pendant ce temps, les efforts du candidat au 6e Homme de l’année semblent être en vain, car Atlanta est toujours en feu du périmètre et empile un 17e triplé alors qu’environ 7 minutes sont toujours au tableau. Les Raptors manquent de souffle, dans ce contexte de back-to-back.

Si DeAndre’ Bembry avait bien fait en première demie, c’est plutôt Stanley Johnson en sortie de banc qui promet un apport excellent, en défense comme en offense. Terence Davis, Yuta Watanabe et Aron Baynes déploient cependant des efforts néfastes au succès des leurs : une tuile qui fait mal aux Raptors.

Derrière par 9 points, les Raps ne croient pas qu’une victoire est hors de portée, mais l’odeur d’une défaite commence à planer. La défensive locale est cependant difficile à percer en fin de match et Atlanta peut remercier John Collins à cet effet, mais surtout le Suisse Clint Capela.

Faisant preuve de sang froid, Ice Trae (26 points) ajoute à son CV déjà garni de joueur dit clutch en clouant ultimement le cercueil des visiteurs. Au final, ce gain aura été le résultat d’une belle performance collective des Hawks qui ont obtenu beaucoup des contributions importantes de la part des jeunes joueurs, autant que des vétérans.

Faits intéressants : Toronto n’aura jamais alloué plus de points à l’adversaire que ce soir, et ce pour toute la saison. Aussi, c’est la première victoire des Hawks devant les Raptors depuis 2017. Les vainqueurs se méritent maintenant la 6e place de la conférence (à cause de la défaite des Nets et de la victoire des Knicks).

L’une des meilleures prestations à vie pour Chris Boucher – signée d’un sommet en carrière de points totaux – est gâchée par une équipe des Hawks qui ne bénéficiait même pas des services de deux de ses plus importantes pièces, en Bogdan Bogdanovic et DeAndre Hunter.

Marque finale : 121-132

Joueurs du match

Raptors : Chris Boucher – 29 PTS, 10 REB, 2 BLK, 10/13 du terrain

Hawks : Clint Capela – 23 PTS, 16 REB, 4 BLK, 10/13 du terrain

Image par défaut
Liam Houde
Liam a gradué en journalisme au Collège La Cité, à Ottawa. Il aime marier son amour de la rédaction avec sa passion pour le basketball et son objectif est de faire du Québec un endroit où ce sport est un élément clé de la culture.
Publications: 742