Oladipo et Aldridge se sont vêtus de leurs nouveaux uniformes pour la première fois

Les plus récentes additions qu’ont effectuées le Heat de Miami et les Nets de Brooklyn étaient de la partie hier soir, jeudi le 1er avril, pour compléter leur toute première apparition dans les couleurs de leur nouvelle demeure. Victor Oladipo (échangé des Rockets vers le Heat) et LaMarcus Aldridge (signé par les Nets après son rachat de contrat par les Spurs de San Antonio) ont tous deux foulé les parquets dans une victoire convaincante des leurs, mais alors que l’un des deux athlètes a contribué davantage aux efforts de sa nouvelle formation, l’autre a connu une soirée un peu plus difficile.

Déployant son arsenal complet de tirs en suspension, de fadeaways, de lancers à 3 points, d’habiletés au rebond et même d’une remarquable vision du jeu, LaMarcus Aldridge a impressionné à son arrivée dans la Grosse Pomme. Le rôle de marqueur-vétéran-rebondeur-bougie-d’allumage, en sortie de banc ou comme titulaire, semblait hier lui aller comme un gant.

Il a terminé sa soirée de travail de 29 minutes avec 11 PTS, 9 REB, 6 AST, 2 STL, 1 BLK, 0 TO (turnovers, revirements) et une conversion de 4/10 du terrain, en plus de susciter quelques réactions loufoques de ses nouveaux collègues, en marge du terrain.

Même si le gaillard de 35 ans connaissait de loin sa pire campagne en carrière depuis sa saison recrue (2006-2007), avec les Spurs cette année – et qu’il avait carrément un impact négatif sur le terrain – son fit sous Steve Nash est presque idéal.

Certes, un big man aux atouts défensifs avec un bon rendement de la ligne des 3 points aurait été parfait, mais la dose de paniers que peut procurer Aldridge à titre de sixième ou septième homme est un luxe à ne pas sous-estimer; les Nets sont sans doute plus redoutables avec le vétéran, que sans.

Cela dit, les meilleures années de l’ancien All-Star sont désormais loin derrière et sa lenteur ne lui permettra pas de défendre plus d’une ou deux positions, limitant les schémas défensifs qui peuvent être employés lorsqu’il est en jeu. Toutefois, la présence de Nic Claxton, Jeff Green et Blake Griffin à Brooklyn vient complémenter adéquatement les lacunes que présente LaMarcus.

« L’ère Victor Oladipo débute avec un bang à Miami. »

En effet, mais le bang a cependant été suivi d’un bruit un peu plus sourd, soit celui de la déception. Les partisans du Heat qui s’attendaient à voir Oladipo la superstar – un phénomène qui n’a réellement été observé qu’en 2017-2018 – ont été grandement déçu de la performance du nouveau recruté des Heatles.

Or, ceux qui connaissent la valeur actuelle du Victor Oladipo moderne n’ont pas été abasourdis par ses 6 PTS, 3 REB, 5 AST, 2 STL et 3 TO en 23 minutes d’activité, avec un rendement de 2/8 au total. À titre de note, le shooting guard n’a trouvé la cible sur aucune de ses quatre tentatives du centre-ville.

Il en demeure que le numéro 4 est un athlète hautement talentueux, accompagné du potentiel d’être un facteur important pour cette édition du Heat.

Par ailleurs, la ténacité défensive de laquelle Dipo a fait preuve était digne de ses plus belles années, particulièrement sur quelques séquences où il était chargé de contenir Stephen Curry.

Les deux franchises de la conférence de l’Est ne seront qu’améliorées par l’acqusition de ces deux pièces d’importance, achetées à prix réduits, d’ailleurs. Il y a encore environ 25 matchs à compléter pour ces deux prétendants afin d’assimiler le plus possible les deux joueurs, en vue de longs parcours éliminatoires, là où il sera possible de faire une véritable évaluation des valeurs actuelles de Victor Oladipo et LaMarcus Aldridge.

Lou Williams faisait aussi son retour chez les Hawks d’Atlanta, le même soir. Détails :

Image par défaut
Liam Houde
Liam a gradué en journalisme au Collège La Cité, à Ottawa. Il aime marier son amour de la rédaction avec sa passion pour le basketball et son objectif est de faire du Québec un endroit où ce sport est un élément clé de la culture.
Publications: 742