Les Raptors vaincus par une équipe des Lakers hautement efficace du centre-ville

En l’absence de Fred VanVleet (hanche) et de Kyle Lowry (orteil), les Raptors de Toronto ont tenté tant bien que mal de défendre le terrain « à domicile » du Amalie Arena, à Tampa Bay, pour une deuxième soirée consécutive. Les efforts très inefficaces de Pascal Siakam, Gary Trent Jr. et compagnie auront été en vain face à un groupe de Lakers également à court de personnel (sans LeBron James et Anthony Davis), qui déployait l’une de ses meilleures prestations collectives de la saison.

Gary Trent et DeAndre’ Bembry étaient contraints de répondre à l’appel pour compléter le duo d’arrières sur le cinq majeur de Nick Nurse.

Les Raptors ont d’abord amorcé l’engagement du bon pied, grâce à Chris Boucher qui prenait avantage de son rôle de partant pour briller, à nouveau, enregistrant 8 points en 6 minutes, d’entrée de jeu.

Toutefois, les visiteurs ne tardent pas avant d’annoncer leur présence et se bâtissent une avance initiale de 16 points, déjà, alors que 5 minutes sont toujours à faire au 1er quart-temps.

La clé du succès du mauve et or lors des 12 premières minutes s’avère être Marc Gasol, ex-Raptor, qui a son mot à dire sur presque chaque possession offensive des siens : ses 9 points au 1er proviennent d’un rendement de 4/5 et sont agrémentés de 7 rebonds.

Au 2e, le Big Boss of Barcelona avait déjà surpassé sa moyenne de points pour la saison, avec plus de 12. Le gaillard de 36 ans épate pour une rare fois à titre de porte-couleurs des Lakers, lui qui n’avait récolté 9 points ou plus qu’à trois reprises cette année.

Vraisemblablement, Gasol ne souhaite pas perdre sa place au sein de l’alignement de Frank Vogel, alors qu’Andre Drummond s’aprête à faire ses débuts pour le Lakeshow.

Les succès de cette unité des Lakers au fil de la première demie est également dû à l’efficacité des tirs à 3 points que décoche l’équipe. Non seulement Markieff Morris a-t-il cumulé trois tirs du centre-ville au 1er quart – pour un total de neuf de la part de L.A. dans cette même fenêtre – mais tous les sept hommes de la troupe californienne a avoir tenté leur chance du périmètre ont trouvé leur cible.

Les Raptors sont sonnés, et une absence quasi-totale de défensive périphérique permet pénétration après pénétration pour les adversaires, ce qui ouvre la porte à tous ces lancers extérieurs ouverts – que l’opposition se fait un plaisir de convertir. Initialement, les Lakers mettent 10/14 du 3 points.

Puis, coup de théâtre, OG Anunoby et Dennis Schroder sont au centre d’un accrochage totalement bizarre, avant que Gary Trent Jr. et Montrezl Harrell n’interviennent, semant la pagaille.

Jetez un coup d’œil à cette séquence des plus étranges :

Tout aussi inexplicablement, OG et Harrell ont écopé d’éjections…

Alors que les Torontois avaient tout de même été en mesure d’amasser 28 points au 1er (contre 40), et que l’aspect offensif de la partie semblait toujours être sous contrôle, les hommes de Frank Vogel ont rapidement activé un mode défensif supérieur, à la suite de cet incident : les Raptors sont déjà à court de solutions et ne marquent que 2 points lors des 6 premières minutes du quart, pour éventuellement rejoindre les vestiaires avec un maigre 14 points.

Simplement dit, Toronto a très mal performé tandis que Los Angeles a joué du bon basketball.

Le mouvement de ballon, les percées et la création de jeu de Dennis Schroder, Kyle Kuzma, Talen Horton-Tucker, Alex Caruso, Kentavious Caldwell-Pope et même Markieff Morris témoignait d’une unité bien huilée et d’une chimie exceptionnelle. Les partisans du Lakeshow espèreront certainement voir cette fluidité se poursuivre en vue des séries éliminatoires qui arriveront dès le mois prochain.

La marque est de 68-42 à la mi-temps, priorité Lakers.

À la sortie des vestiaires, les Raptors donnent quelques coups aux adversaires, mais ne font pas démonstrations de signes de vie soutenus, alors que Malachi Flynn maniait le ballon en tant que meneur titulaire pour lancer les activités de deuxième demie.

Pascal Siakam, malgré ses 27 points totaux, connait tune soirée difficile au boulot jusqu’à ce point, lui qui présentait une efficacité vacillant entre 15% et 30%.

Le gouffre qui sépare les deux formations vient à équivaloir 29 points, à son apogée, et les déboires des Raps rappellent ceux du mois de mars, après un si beau début au mois d’avril. Or, ils parviennent à rogner la différence à 19 points, momentanément, avant que le momentum de la partie ne soit ralentit par une série de fautes, revirements et longues reprises vidéo.

L.A. mène toujours de façon convaincante, 90-70 après 36 minutes.

Au travers de cette deuxième demie, Chris Boucher aura été l’option la plus rentable du We the North; le Montréalais ajoute un total de 19 points et 8 rebonds à la fiche de statistiques.

Un 4e quart stagnant, exempt d’excitement pour quelconque des deux franchises en jeu, connait une conclusion tout aussi morne.

La marque finale de 110-101 n’est pas représentative de la dégelée qu’a infligé l’organisation hollywoodienne à sa visite à Tampa.

Par le fait même, les Lakers mettent fin à une séquence dominante des Raps à travers laquelle ces derniers avaient gagné 11 rencontres consécutives… C’est donc depuis 2014 que L.A. n’avait pas vaincu Toronto.

Du royaume des 3 points : LAL – 18/40 (45%), TOR – 5/33 (15%)

Après deux magnifiques victoire – un tour de force contre les Warriors, puis un gain de dernière seconde gracieuseté de GTJ – voici un revers qui correspond bien à l’étrangeté de cette saison pour les Raptors. Ils possèdent un bilan de 1-10 cette année lors de deuxième soirs de scénarios back-to-backs.

Néanmoins, Nick Nurse et sa troupe sont à seulement 2 matchs de devancer Chicago au classement, pour s’emparer d’une 10e place dans l’Est. Ils croiseront d’ailleurs le fer avec Zach LaVine, Nikola Vucevic et les Bulls, jeudi à 19h30.

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Liam Houde
Liam a gradué en journalisme au Collège La Cité, à Ottawa. Il aime marier son amour de la rédaction avec sa passion pour le basketball et son objectif est de faire du Québec un endroit où ce sport est un élément clé de la culture.
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