Julius Erving exclut LeBron James de ses deux équipes d’étoiles

Julius Erving n’est pas seulement spectaculaire sur les différents terrains de la NBA, il l’est également sur les plateaux de télévision. Dr. J a fait parlé de lui cette semaine en créant ses deux deux équipes d’étoiles personnels. Même s’il est resté humble en ne s’incluant pas lui-même, celui-ci a suscité les réactions en reléguant Michael Jordan sur la deuxième formation et en laissant de côté LeBron James.

Jordan semble être la ligne finale pour les choix de l’ancienne vedette des Sixers. Aucun joueur ayant joué sa carrière après 1997 ne figure dans les choix d’Erving. Pas de Shaq, pas de Tim Duncan et pas de Kobe Bryant.

Le principal intéressé y est plus tôt aller avec plusieurs joueurs de sa génération, comme Jerry West, Elgin Baylor, Bill Russell etc. Est-ce que c’est biaisé? Certainement. Est-ce normal? Oui.

Appelé à commenter ses choix en compagnie de Chris Haynes de Yahoo Sports, Erving y est allé d’un commentaire presque aussi questionnable que ses choix.

«LeBron [James] est le joueur qui a mené la charge en terme de superteams. Comme il a fait quand il est allé joué à Miami, Los Angeles ou sa deuxième fois à Cleveland. Il pouvait choisir ses équipes»

Julius Erving, via Chris Haynes

On comprend en partie son argument : dans son temps, les vedettes n’avaient pas autant de pouvoir sur les équipes. Mais il serait fou de dire que LeBron est l’unique responsable de ce phénomène.

Premièrement, d’autres joueurs étoiles se sont regroupés ensemble pour essayer de gagner des championnats, bien avant l’arrivée de King James à South Beach. Les Celtics présentent un bon exemple en réunissant Kevin Garnett, Ray Allen et Paul Pierce.

Par la suite, ce genre de formation existait déjà à l’époque d’Erving. Trois des cinq joueurs de sa première équipe d’étoiles (West, Chamberlain, Baylor) ont remporté le championnat de la NBA en 1972 avec les Lakers. Les 76ers de Philadelphie comptaient quatre futurs membres du Temple de la renommée dans son alignement partant, dont Julius Erving. Seulement deux d’entre eux ont originalement été repêchés par les Sixers.

Comme dirait mon ancien prof d’histoire de secondaire 4 : pas plus fou, pas plus fin, juste différent.

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Pierre-Olivier Poulin
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